Radio nationale bulgare © 2020 Tous droits réservés

Kostadin Varimézov, le roi de la cornemuse bulgare…

Photo: Archive

De son vivant encore, il était connu comme le « roi de la cornemuse bulgare », ou encore le « Saint Kostadin de la musique folklorique ». Quant à ses étudiants au Canada et aux USA, il se tournaient vers lui en disant professeur, même s’il n’a jamais eu de grade universitaire. L’éthnologue américain, Timothy Rice lui consacre un film documentaire titré « L’âme comblée », retraçant sa vie et les temps forts de sa carrière.

Kostadin Varimézov est un des premiers musiciens à promouvoir la musique traditionnelle bulgare à travers le monde. C’est à lui que nous devons l’inscription de la gaïda /cornemuse bulgare/ dans les grandes encyclopédies de la musique du monde. Et même si sa carrière le conduit aux quatre coins du monde, il ne se laisse pas influencer par les courants modernes et ne cherche pas à moderniser les traditions. Il reste fidèle à ses sources et à sa musique, celle qu’on entend encore lors des grandes kermesses populaires et fêtes du village dans sa région, la Strandja /Bulgarie du Sud-Est/.

Né au village Rossénovo, département de Bourgas, il est issu d’une famille de musiciens. Son père joue du kaval /flûte/ et sa mère est chanteuse. A l’âge de 11 ans, son voisin lui offre sa première cornemuse et lui donne ses premières leçons. A 15-16 ans, il est invité à jouer à des mariages et autres fêtes familiales dans la région. En 1954, il fait déjà partie de l’orchestre de musique traditionnelle de la Radio nationale bulgare. Il enregistre plus de 150 mélodies pour cornemuse. Il est aussi le fondateur de l’ensemble « Strandja », mais joue aussi dans l’ensemble « Balkan » et accompagne le trio « Bulgarka ». En 1978, il est invité par le professeur Timothy Rice à donner des cours de cornemuse bulgare à la Faculté de musique de l’Université de Toronto. Ses étudiants étrangers s’inspirent de ses cours à l’école de jeunes musiciens de Kotel et du Conservatoire de Musique de Plovdiv.

 J’ai fait sa connaissance en 1979, lorsque je suis arrivé à Sofia, et nous avons tout de suite partagé l’amour de la chanson de la Strandja. Je chantais souvent à cette époque au « Club thrace » et il était là, avec sa gaïda. J’ai bien connu sa famille qui m’aimait bien. Mes premiers enregistrements à la radio nationale, je les ai faits avec l’ensemble « Strandja » dont il faisait partie. Et il m’a beaucoup aidé. Je me souviens, il a bien aimé une de mes chansons. En décembre 1980, il m’a présenté les chanteuses déjà célèbres Nadejda Hvoynéva et Dimka Vladimirova. Kostadin Varimézov est l’incarnation de l’esprit de la Strandja et j’apprécie énormément sa musique.

Version française: Sonia Vaseva

Tous les articles

Les gouttes de pluie à la Saint Spas valent cher, autant qu'une pièce en or. Selon la croyance populaire, plus il pleut à la Saint Spas, plus la récole sera abondante...

Le Jeudi de l’Ascension, les Bulgares rendent hommage à Saint Spas…

40 jours après Pâques, les chrétiens orthodoxes célèbrent le Jeudi de l’Ascension, qui marque l’élévation au ciel de Jésus Christ après sa résurrection et la fin de sa présence sur terre. L’Ascension du Seigneur désigne dans la mythologie..

Publié le 28/05/20 à 11:36

Ouvrons la „Grande encyclopédie des us et coutumes bulgares“…

C’est un ouvrage qu’on attendait depuis longtemps et qui est signé de deux expertes en ethnologie et folklore, Vihra Baéva et Vesselka Tonchéva de l’Académie bulgare des Sciences, connues pour leurs études sur les traditions et particularités du..

Modifié le 22/05/20 à 12:20

La Saint Lazare : l’espoir du renouveau par temps de confinement…

La couronne fleurie d’une lazarine, jetée dans la rivière – c’est par ces mots que nous pouvons décrire une des plus jolies coutumes du printemps, que les Bulgares affectionnent tout particulièrement et qui est célébrée la veille..

Publié le 11/04/20 à 06:35